La négation prend tout son sens dans la relation avec Autrui. Et pourtant, affirmer un « non » clair et précis face à l’autre demeure une tâche ardue. Les personnes trop empathiques acquiescent, en général, à toutes les requêtes qui leur sont formulées, malgré leurs envies bien souvent contraires. Ne pensez pas que le refus s’exprime naturellement ; apprendre à dire non nécessite généralement une réflexion profonde sur soi-même.

Le « non » paraît simple à prononcer. Il intervient dans le but d’exprimer le refus à une autre personne, qui pose une question, qui formule une requête, qui demande un service… Il peut s’agir de refuser une sortie avec des amis, comme de refuser de remplacer un collègue. Dans la vie privée comme dans la vie professionnelle, il existe divers situations auxquelles nous ne consentons pas. Le « non » se pose ainsi comme un régulateur de notre quotidien et permet, notamment, de ne pas aller à l’encontre de ses propres désirs en donnant la priorité à ceux des autres.

Pourquoi ai-je peur d’exprimer mon refus ?

Ne pas être d’accord avec une proposition, et en faire part, peut être lourd de conséquences. Tout d’abord, cela affecte le « moi » profond, car s’il est simple à penser, le refus requiert des efforts psychologiques afin de l’exprimer de vive voix. Certaines personnes angoissent à l’idée de devoir dire qu’elles ne consentent pas. Un travail sur soi-même demeure nécessaire si l’on ne veut pas se trouver bouleversé par la diction de ce choix.

Le « non » peut également altérer certaines relations avec l’autre, voire les détériorer. Prononcer frontalement la négation, c’est mettre une barrière – bien que souvent nécessaire. La personne qui reçoit le refus sera susceptible d’adopter une attitude disproportionnée, comme se vexer, prendre des distances,  ou se mettre en colère. Pensez donc à ne pas montrer d’agacement en refusant.

Enfin, un « non » peut changer votre quotidien. Certes, dans une moindre mesure. Mais ne prenez pas peur face à ces changements mineurs ! Plus vous réitérerez votre refus, et moins vous aurez de difficultés à l’affirmer.

Un refus essentiel au respect de ses désirs

Le refus bénéficie, en premier lieu, à votre bien-être. En effet, respecter ses envies, c’est se sentir bien dans sa peau en apprenant à se fixer des limites. Dans la vie privée comme professionnelle, l’essentiel demeure de conserver un plaisir, que l’on trouve dans l’accomplissement de tâches plus ou moins diverses, mais consenties.

C’est également autrui qui, face à vous, attend une réponse honnête. La personne avec laquelle vous échangez ne sait pas de quelle manière vous réagirez avant de vous poser la fameuse question ; question susceptible d’être à l’origine d’un refus . Elle ne peut pas, non plus, vous forcer à accepter. Pour son bien, apprenez à affirmer vos envies. Votre relation en sortira plus solide.

Se forcer à effectuer des tâches que l’on ne désire pas réaliser revient généralement à les bâcler. La qualité de votre action repose sur un acquiescement non-forcé. Ainsi, pour votre bien-être, et celui des autres, ne vous obligez pas à dire « oui » à tout. Comment faire l’inverse ?

La médiation comme remède

Luc-Marie Elissalde propose à ceux qui n’arrivent pas à exprimer leur refus d’y remédier. Grâce à quatre audios, il vous emmène dans une introspection qui vise à identifier le blocage, avant de s’en débarrasser, puis de maintenir ces effets. Tout d’abord, il s’agit de savoir comment se positionner lorsque le « non » se prononce : quels gestes, quel regard, quelle posture ?

Par une voix calme, Luc-Marie Elissalde invite à la réflexion sur soi et ses habitudes. Ces audios vous apprendront à prononcer ce refus clair, précis et sans appel, tout en jouant avec l’expérimentation du « non » afin de dédramatiser la prise de position. Grâce à ces fichiers audio, vous réussirez rapidement à exprimer votre non-consentement.

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